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Paul Verlaine:

- Chanson d'automne
- Herbstlied
- Languer

CHANSON D'AUTOMNE


Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D' une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l‘ heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure.

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m' emporte
De cà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.


HERBSTLIED

Seufzer gleiten
Die Saiten
Des Herbsts entlang
Treffen mein herz
Mit einem Schmerz
Dumpf und bang.

Beim Glockenschlag
Denk ich zag
und voll Peinen
An die Zeit
Die nun schon weit
Und muss weinen.

Im bösen Binde
Geh ich und finde
Keine statt...
Treibe fort
Bald da bald dort –
Ein welkes Blatt.

(Nachdichtung: Stefan George).


LANGUEUR


Je suis l'Empire à la fin de la décadence,
Qui regarde passer les grands Barbares blancs
En composant des acrostiches indolents
D'un style d'or où la langueur du soleil danse.

L'âme seulette a mal au coeur d'un ennui dense.
Là-bas on dit qu'il est de longs combats sanglants.
O n'y pouvoir, étant si faible aux voeux si lents,
O n'y vouloir fleurir un peu cette existence !

O n'y vouloir, ô n'y pouvoir mourir un peu !
Ah ! tout est bu ! Bathylle, as-tu fini de rire ?
Ah ! tout est bu, tout est mangé ! Plus rien à dire!

Seul, un poème un peu niais qu'on jette au feu,
Seul, un esclave un peu coureur qui vous néglige,
Seul, un ennui d'on ne sait quoi qui vous afflige !


Paul Verlaine (1844-1896).
Herbstlied - Chanson d'automne
Ihr meine Getreuen - O mes amantes
Hombres

Oeuvres de Paul Verlaine


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